** A propos des cartes du combattant

C’est sous la pression des associations d’anciens combattants que l’Etat a créé, un système d’aide, dont celui de la carte du combattant, instituée par la loi de finances du 19 décembre 1926.

Les anciens militaires ayant appartenu à une unité combattante pendant au moins 90 jours recevaient cette carte. Sa possession octroyait des aides matérielles à la personne, aux familles, des prêts bonifiés et autres avantages fiscaux, la retraite du combattant, jusqu’à l’aide pour les frais d’obsèques. Dès lors que le demandeur obtenait satisfaction un dossier était ouvert à l’ONAC (Office national des anciens combattants) et alimenté par les pièces nécessaires aux prestations : état de service militaire, comptes rendus de visites médicales, demandes diverses, extraits du rôle d’imposition, enquêtes sociales, contrats de prêt bancaire, avis de décès, factures d’obsèques, extraits du livret de famille et la carte périmée que  le bénéficiaire devait restituer lors de chaque renouvellement.

Les dossiers conservés aux Archives ont été réglementairement détruits en juin 2007, mais il a paru intéressant de conserver les cartes en raison de la photographie qui y était apposée. Véritable trombinoscope des combattants, ces photographies prises à la fin des années 20 montrent des visages marqués par les épreuves endurées. Certaines cartes comportent la photographie du soldat prise lors de son incorporation (souvent la seule en sa possession) et paraît donc anachronique par rapport à la date d’établissement du document ! 

Figurent donc ici les cartes des soldats rentrés dans leurs foyers et qui avaient effectué au moins un renouvellement entre 1926 et leur décès. A celles-ci s'ajoutent des reproductions de cartes fournies par les familles.

Leur numérisation a eu lieu en 2013 et l’indexation a été réalisée en 2014 par des membres de la SAGA (Société des Amateurs de Généalogie de l'Ardèche).

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